Question 22 : En quoi l’évolution du contexte économique et des contraintes règlementaires impacte-t-elle le système d’information d’une banque ?

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Question 22 : En quoi l’évolution du contexte économique et des contraintes règlementaires impacte-t-elle le système d’information d’une banque ?

Message par elisa nicolau le Dim 22 Mar - 17:59

Question 22 : En quoi l’évolution du contexte économique et des contraintes règlementaires impacte-t-elle le système d’information d’une banque ?
Depuis la loi bancaire de 1984 et les réformes règlementaires (Bâle I, II et Bâle III), les banques françaises et européennes ont développé des méthodes d’analyse des performances fondés sur la mise en place de systèmes de contrôle interne, de reporting règlementaires, et de respect des normes prudentielles modifiant radicalement le rôle et le contenu du contrôle de gestion. Comment les banques ont adapté leur modèle de gestion aux profonds bouleversements du secteur, notamment en contexte de crise.
I/ L’évolution du contexte économique
Au cours des dernières décennies, le développement rapide du système financier a donné naissance à des activités et des instruments financiers de plus en plus diversifiés et complexes. Dans le cadre de ce processus, les évolutions du secteur financier semblent avoir joué un rôle croissant dans la configuration et parfois l’amplification des fluctuations macroéconomiques.
A/ Le contexte économique à aujourd’hui
L’économie s’inscrit dans un contexte bien précis : celui de la mondialisation et de l’interconnexion des économies. Les acteurs économiques doivent désormais faire face à l’apparition de nouveaux acteurs, qui n’ont plus d’émergent que le nom, et à une concurrence qui s’intensifie.
Dans le même temps, le développement des nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC) et l’apparition d’une véritable société de l’information, caractérisée par la surabondance d’informations, la variété des producteurs de cette information et l’extrême rapidité de leur diffusion, sont d’autres enjeux à prendre à compte.
Ces évolutions majeures du contexte économique représentent en premier lieu de formidables opportunités de développement pour les banques françaises et une motivation permanente à la performance et à l’innovation : accès à de nouveaux marchés, innovations et lancement de nouveaux produits et services, etc.
Cependant, face à ces nouveaux défis, toute entité économique doit désormais intégrer l’intelligence économique afin de comprendre, analyser et anticiper ces mutations et protéger sa compétitivité et ses savoir-faire.
B/ L’adaptation au contexte économique
Depuis la crise financière de 2008, les banques se voient imposer de disposer de plus de fonds propres, notamment pour les activités risquées sur les marchés financiers, de plus de liquidités, dont des liquidités immédiatement disponibles, etc.
Ces contraintes vont peser durablement sur la rentabilité et inciter les établissements bancaires à ajuster leurs modèles d'activités, à pousser les moteurs des métiers les plus rentables.
A l'avenir, l'enjeu pour le secteur bancaire français sera de muscler son modèle, de « pousser » les activités les plus rentables.
Parmi les options possibles :
- augmenter la rentabilité de la banque de détail, en profitant des départs en retraite massifs prévus au cours des prochaines années, pour réduire le nombre de salariés en agences.
- développer la banque de détail hors de France, dans certains marchés porteurs ou émergents.
- ou doper certains métiers « mondiaux », comme les dérivés actions ou la banque privée.

II/ L’évolution des contraintes réglementaires
L’évolution de la réglementation bancaire au travers des Accords de Bâle III ouvre la voie aux banques pour élargir et enrichir leur culture du risque, et rattraper le monde industriel bien en avance sur ces questions de gestion des risques. La prise en compte nouvelle du risque opérationnel représente une opportunité formidable pour les banques de s’approprier une véritable culture du risque.
A/ Les contraintes
Les nouvelles normes comptables IFRS impliquent le recalcul de la « fair value » (valeur équitable) de chaque opération en cours d’une banque.
Le ratio Cooke qui déterminait depuis 15 ans le niveau de risque acceptable pour une banque, est remplacé par le ratio Bâle II qui tend à « mieux » diversifier le type de risques encourus selon les opérations inscrites en portefeuille ( risque de marché, de sinitralité informatique, de malversation financière…)
B/ La gestion de ces contraintes
La complexité et la multiplication de ces contraintes génèrent la mise en œuvre de process informatiques adaptés, voire spécifiques.
Les dépenses consenties par les banques sont en augmentation et concernent principalement l’informatique.
On assiste ainsi à la concentration des centres informatiques, à l’harmonisation des systèmes d’information afin d’aboutir à la « progicialisation » de l’informatique bancaire.

Conclusion :
L’évolution sans cesse du contexte économique et de la réglementation oblige les entreprises à ne pas faire l’impasse sur l’évolution de leur système d’information. En effet, l’information est au centre des échanges des entreprises et doit donc être protégée des menaces internes et externes, puisqu’il est nécessaire de garantir la performance des applications et donc du service à la clientèle. Tout ceci a pour but de garantir la continuité des activités de l’entreprise en minimisant les pertes et les risques et en maximisant les retours sur investissement et les opportunités.

elisa nicolau

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