Question 51 Expliquez en quoi et pourquoi la concurrence est considérée comme un élément indispensable des économies de marché

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Question 51 Expliquez en quoi et pourquoi la concurrence est considérée comme un élément indispensable des économies de marché

Message par NADINE COQUILLE le Mer 25 Fév - 17:09

Question 51 : Expliquez en quoi et pourquoi la concurrence est considérée comme un élément indispensable des économies de marché
Intro : Une économie de marché (modèle de l’économie Française) désigne un système économique dans lequel c’est le niveau de l’offre et de la demande qui fixe les prix, à l’inverse d’une économie administrée (ex : EX URSS : prix fixés par l’Etat et non pas la confrontation de l’offre et la demande)
La concurrence est à la base de l’économie libérale, développée par les théories des économistes classiques  (Smith, Say, Ricardo) et néo-classiques (Walras), qui s’est mondialisée.
Depuis la métaphore de la main invisible d’Adam Smith (courant classique), la concurrence est considérée comme un élément indispensable à la régulation des économies de marché : elle guide l’activité de chaque agent économique vers la meilleure situation possible pour tous : la somme des intérêts individuels contribuera à l’intérêt général.
Nous verrons dans une 1ère partie les grandes composantes d’une économie de marché selon les courants économiques, et  dans une 2nde partie, les  différentes façons d’appréhender la concurrence.
1/ En quoi la concurrence est un élément indispensable ?
L’objet de la concurrence est d’adapter la production au choix des consommateurs.
a) L’offre et la demande : représentation graphique (croisement des courbes qui détermine le niveau d’équilibre) : typiquement néo-classique.
Cette composante essentielle d’une économie de marché repose sur la notion de rareté : les besoins des hommes sont illimités mais les ressources pour les satisfaire sont limitées : nécessité de faire des choix, par le biais de la confrontation de l’offre et de la demande, qui permet de déterminer un prix, et donc d’établir un comparatif avec un autre produit.
Pour trouver preneur il faut que la demande existe, que l’objet de l’offre soit convoité par une autre personne et qu’il y ait un accord sur le prix.
Nécessité de l’atomicité (grande quantité d’offreurs et grande quantité de demandeurs) de l’offre et de la demande : 1ère condition de la concurrence pure et parfaite chère aux néo-classiques pour parvenir à déterminer librement par les 2 parties un prix d’équilibre : qui maximise les avantages et minimise les inconvénients pour les 2 parties.
Nécessité de transparence, qui suppose la bonne information du marché et la circulation optimale de l’information : essentielle pour l’établissement du juste prix.
La concurrence stimule la volonté collective, exacerbe le désir de réussir ensemble, collectivement et pas nécessairement au détriment des autres.


b) La diversité de l’offre
L’absence de concurrence sur un marché : situation de monopole : influence le marché, et fausse donc la fixation du prix, qui de fait, ne se trouve plus être fixé librement par le résultat de la confrontation de l’offre et de la demande.
La concurrence est un processus d’incitation à l’innovation pour les producteurs, les offreurs : il s’agit d’être mieux que les autres à un moment donné : être les 1ers à proposer un produit, ou proposer un produit à un prix beaucoup plus bas ( arrivée de Free sur le marché de la Téléphonie) : afin d’avoir pendant une période une situation de quasi-monopole temporaire et menacée, dans la mesure où la concurrence existe et où les autre producteurs /offreurs vont essayer de rivaliser et de devenir à leur tour les meilleurs, augmentant ainsi le choix des consommateurs.
2/ Pourquoi la concurrence est un élément indispensable ?
a) Pour le marché des biens et services
La concurrence existe dès lors que l’entrée sur le marché est libre : les seuls vrais monopoles sont en fait les producteurs étatiques uniques et obligatoires.
La confrontation des offreurs et des demandeurs : élasticité de l’offre et de la demande par rapport au prix, déterminera donc également la quantité offerte.
L’absence de concurrence ne permettra donc que très peu cette confrontation : un seul (ou un petit nombre) offreur ayant tout pouvoir dicteraient leurs lois : la négociation devient quasi-impossible pour les demandeurs.
b) Pour le marché  des capitaux
Sur ce marché, la confrontation de l’offre sera constituée par l’épargne (offre de capitaux/ de fonds prêtables) et la demande par l’investissement (demande de capitaux /fonds prêtables), le prix d’équilibre se trouvant être le taux d’intérêt.
Plus les sources et  la diversité de l’épargne (type de supports, de risques, de durée….) seront importantes et plus il y aura d’épargne, donc  plus les taux d’intérêt pourront baisser, favorisant ainsi l’investissement des entreprises =>l’emploi =>la consommation =>la croissance=>l’investissement
c) Pour le marché du travail
La confrontation de l’offre de travail vient des salariés (travailleurs) et la demande de travail  vient des entreprises, le prix d’équilibre étant le salaire (en fonction de lui, les ménages arbitrent entre travail et loisirs)
Le manque de concurrence en termes d’offreurs ou de demandeurs viendra fausser ce prix d’équilibre, fixé unilatéralement en fonction de la position de monopole (un offreur pour plusieurs demandeurs) ou monopsone (un demandeur pour beaucoup d’offreur)
C’est le marché des biens et services qui va déterminer le niveau de la demande de travail.
Il y a donc une interconnexion entre ces 3 marchés et donc une nécessité de concurrence à l’intérieur de chacun d’entre eux pour parvenir à un équilibre global (équilibre PARETO) : niveau d’équilibre de chacun des marchés (prix, taux d’intérêt, salaires).
Conclusion :
La concurrence permet de produire au moindre coût pour vendre au meilleur prix et satisfaire une part croissante des désirs humains. Le marché est aujourd’hui une réalité universelle : partout les hommes produisent, échangent, achètent ou vendent en surveillant sur leurs marchés, leurs concurrents pour ne pas perdre leurs clients.
Ainsi les économies de marché s’étendent désormais à l’économie mondiale : sur ce marché planétaire, les biens et services, les capitaux et, désormais les salariés sont en situation de concurrence globale. C’est ce progrès qui a permis à un nombre croissant d’êtres humains de bénéficier à leur tour des avantages de la croissance économique.
Modèle unique (auquel même les rares pays qui se réclament encore du communisme, comme la Chine, sont convertis) et universel (qui nous amène à un paradoxe : l’économie de marché est aujourd’hui sans concurrence !!!!), l’économie de marché condamnerait-elle au nom du libre-échange et de la libre concurrence, les Etats à l’impuissance ?
Eléments de réponse à la question d’ouverture
Pas nécessairement, car cette concurrence a besoin de règles pour se développer car sans institutions politiques, sans la régulation de l’Etat, l’absence de contrôles engendrerait la généralisation d’oligopoles (multitude de demandeurs pour un petit nombre d’offreurs) qui dicteraient leurs propres lois à leurs concurrents  qui disparaitraient progressivement, et avec eux l’économie de marché.
Ainsi, aux E.U et en Europe, promulgations de lois anti-trust  pour éviter les concentrations d’entreprises jugées abusives car mettant en danger l’économie de marché (ex : GDF).
Attention cependant à ne pas pousser trop loin cette logique de régulation : l’excès de réglementation, l’overdose réglementaire, peut être aussi nocif que l’absence de régulation ; l’abus du pouvoir réglementaire peut tuer l’économie de marché.

NADINE COQUILLE

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